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Le cadre est un élément
du décor qui, à la fin de l’époque mamelouke, devient de plus en plus
fréquent dans les corans. Il ne saurait être compris comme une délimitation
de l’espace dédié au texte sacré : celui-ci le déborde largement, des
lettres en rompent la ligne, de même qu’un séparateur de versets, d’autres
sont tracées à l’extérieur, puisqu’il n’est pas possible de couper les
mots.
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Coran,
VII, 204- VIII, 1. égypte, XVe siècle.
[Smith-Lesouëf 220 / f.
173]

Dans le cadre du centre, figure le titre de la sourate VIII, al-Anfâl
(Le Butin), nombre de ses versets et indication de son origine médinoise.
Les versets sont séparés par des motifs circulaires contenant le mot âya
(verset) en caractères coufiques sur fond rouge. Les signes sont placés
entre les lignes.
Dans la marge, un motif en frorme de larme évoque la lettre hâ’,
dont la valeur numérique est cinq, marquant ainsi un
groupe de cinq versets. Certains passages du Coran imposent une inclination
rituelle à la fin de leur récitation. Ils sont signalés en marge du texte
par le mot sajda, ici dans un motif de forme allongée au lignes
courbes.
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