|
Le savant et voyageur Antoine
Galland (1646-1715), qui avait entendu raconter lors de ses séjours
au Proche-Orient nombre de ces histoires, en commence dès 1704
une traduction adaptée aux goûts de son époque. Celle-ci,
dont la parution en 12 tomes s'échelonne jusqu'en 1717, connaît
très vite un immense succès. Le manuscrit qu'il utilise,
copie égyptienne de la seconde moitié du XIVe
siècle, est le plus ancien conservé. Cette version, qui
connaît de nombreuses rééditions, est suivie de nouvelles
traductions en français et dans beaucoup d'autres langues. Parmi
elles, l'édition de J.C. Mardrus en 1899 amplifie largement l'exotisme
et l'érotisme du texte. L'illustration, dans ces éditions
occidentales contribue à développer l'image d'un Orient
imaginaire.
|