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L'illustration, omniprésente
dans les éditions occidentales,
est inexistante dans les manuscrits arabes. Cette absence s'explique par
le statut ambigu des Mille
et Une Nuits dans
la société arabo-islamique. Ce recueil d'histoires extraordinaires
venues d'Inde et de Perse, transmises oralement et contées le soir
sur les places publiques, est classé à la marge d'une littérature
classique qui privilégie le travail sur la langue et le style.
Ainsi les rares textes narratifs illustrés de peintures sont ceux
d'ouvres littéraires plus élaborées comme les Maqâmât
ou Kalîla wa Dimna. Les contes n'en font pas partie. Le premier
manuscrit enluminé des Nuits, en persan, ne voit le jour
qu'en 1859 pour le souverain Mohammad Shâh Qâjar et est proche
de l'iconographie occidentale.
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