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Fondée sur la religion musulmane
et sur la langue arabe, la culture islamique s’est édifiée
en intégrant des savoirs étrangers, essentiellement grecs
et persans, et en créant des œuvres originales.
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Les sciences médiévales
arabes |
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Les sciences arabes s’élaborent à partir de la traduction systématique des grands traités grecs de philosophie, mathématique, astronomie, physique, chimie, médecine, pharmacologie, géographie, agronomie. Des œuvres persanes et des ouvrages indiens de mathématiques et d’astronomie sont également recueillis. Les savants enrichissent alors tout cet héritage par des observations, des expériences, des innovations, en particulier dans le domaine des mathématiques (création d’une nouvelle arithmétique, développement de la géométrie et de la trigonométrie, invention de l’algèbre). De nouveaux traités de médecine (de Rhazès à Avicenne), de géographie, d’astronomie sont écrits et circulent en Occident. L’Europe à son tour s’appropriera ce nouveau savoir en le traduisant.
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Un des premiers ouvrages
grecs traduits |
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Le De materia medica de Dioscoride, médecin grec du Ier
siècle, est un ouvrage de pharmacopée qui recense cinq cents
plantes. Il a été maintes fois traduit, enrichi, commenté,
copié, et a servi de base à la rédaction d’un grand
nombre de traités botaniques dans tout le monde médiéval.
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Une thérapeutique,
la thériaque |
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Cet ouvrage, présenté comme la traduction d’un commentaire
d’un discours de Galien, est en fait un recueil de textes sur la thériaque,
préparation pharmaceutique contre les morsures de serpents.
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Un traité d’astronomie |
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L’Almageste de Ptolémée, traduit en arabe dès
le VIIIe siècle, servit de base à l’astronome
iranien Abd al-Rahman al-Sufî pour rédiger, à la demande
d’un sultan buyide de Bagdad, un traité sur les étoiles,
qui allait servir de référence durant l’époque médiévale
jusqu’en Europe.
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La "science"
astronomique |
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Dans le monde islamique médiéval, astronomie et astrologie sont très proches. Basée sur un savoir astronomique transmis des Grecs aux Arabes, l’astrologie étudie le mouvement des planètes afin de comprendre comment il affecte les activités journalières. Cette science jouit d’une grande popularité en Islam comme en atteste Le Livre des nativités rédigé au XIe siècle par l’un des astrologues arabes les plus renommés, connu en Occident sous le nom d’Albumasar († 886). Ses œuvres, traduites en latin à la Renaissance, prolongèrent sa renommée et accrurent l’audience de l’astrologie.
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