|
|
527-565
Règne de Justinien sur l’Empire byzantin.

531-579
Règne de Chosroès Ier sur le royaume sassanide.
Guerres incessantes depuis des siècles entre la Perse et Rome (ou
Byzance).

622
Émigration de Muhammad de La Mecque à Médine
(hégire). Début de l’ère musulmane.

632
Mort de Muhammad. Son ancien compagnon Abû Bakr est le premier calife.

634-650
Premières conquêtes musulmanes : Syrie, Palestine,
Mésopotamie et Égypte.
Effondrement de l’Empire perse sassanide.

656
Assassinat du troisième calife, ‘Uthmân. ‘Alî, cousin
et gendre du Prophète, lui succède.
Guerre civile due aux dissensions sur la question de la succession. Le
monde musulman se divise en sunnites, chiites et kharijites.

661-750
Règne des Omeyyades (sunnites), après l’assassinat de
‘Alî. Ils installent leur capitale à Damas.

670-751
Nouvelle période d’expansion, vers l’Asie centrale jusqu’à
l’Indus, vers l’Occident jusqu’en Espagne.

670
Fondation de Kairouan en Ifrîqiya (Tunisie). Difficile conquête
du Maghreb du fait de la résistance berbère.

685-705
Califat de ‘Abd al-Malik, qui crée sa propre monnaie et impose
la langue arabe dans les textes administratifs, amorçant l’arabisation
des peuples conquis.

711
Pénétration en al-Andalus (péninsule ibérique),
après la conquête de Tanger par un affranchi berbère,
Târiq ibn Ziyâd.

715
Prise de Narbonne. Le sud de la Gaule restera occupé jusqu’à
la reprise de Narbonne par Pépin le Bref (759).

732
Charles Martel stoppe, près de Poitiers, un des nombreux raids
arabes.

750-1258
Règne des Abbassides (sunnites). Ils fondent Bagdad
qui devient le centre politique, culturel et économique d’un immense
empire, dont la fragmentation débutera au IXe siècle.
Ils conserveront un pouvoir de moins en moins effectif : leur autorité
s’affaiblit dès le IXe siècle au profit de leurs
vizirs et de gouverneurs régionaux.

751
Victoire, avec l’aide de tribus turkmènes, sur les Chinois, près
du fleuve Talas, en Asie centrale. Les Arabes apprennent auprès
de prisonniers chinois la technique de fabrication du papier.

756-1031
Règne des Omeyyades en al-Andalus.
‘Abd al-Rahmân, un Omeyyade qui s’était réfugié
à Cordoue après avoir échappé au massacre
de son clan par les Abbassides, fonde un émirat qui s’étend
sur une grande partie de l’Espagne. al-Andalus connaît une
période de prospérité culturelle et économique,
dont la proclamation du califat, en 929, marque l’apogée.
Mais, les révoltes internes, les assauts des chrétiens du
Nord, le morcellement d’al-Andalus, finissent par avoir raison du
califat, qui sera dissous en 1031.

789
Fondation de Fès par les Idrissides, qui gouverneront jusqu’en
926.

800-909
Règne des Aghlabides en Ifrîqiya, émirat autonome,
qui devient un foyer culturel actif. Conquête de la Sicile.

813-833
Règne d’al-Ma’mûn, septième calife abbasside,
qui mène une active politique culturelle. Essor des sciences et
des lettres grâce au mécénat califal.

892-999
Règne des Samanides, dynastie d’émirs iraniens indépendants,
au Khorassan (Nord-Est iranien) et en Transoxiane, avec Boukhara
pour capitale. Ils favorisent les traditions iraniennes. Apparition des
premières œuvres en langue persane et écriture arabe. Les
Samanides sont chassés en 999 par les Ghaznévides – dynastie
sunnite fondée par un soldat turc de leur armée – qui seront
eux-mêmes vaincus par les Seljoukides.

909-1171
Règne des Fatimides, ismaïliens (un des courants chiites),
sur l’Ifrîqiya puis l’Égypte, qui devient califat après
la fondation du Caire (969). À leur apogée, ils contrôlent
l’Ifrîqiya, la Sicile, l’Égypte, une partie de la péninsule
arabique et une partie de la Syrie. Leur domination se restreint peu à
peu à l’Égypte, où ils se maintiennent jusqu’en 1171,
mais le pouvoir effectif est passé aux mains des vizirs depuis
longtemps.

945-1062
Les Bouyides (dynastie d’émirs chiites) occupent Bagdad et
gouvernent l’Iraq et l’ouest de l’Iran.

1055-1194
Sultanat des Turcs seljoukides, qui chassent l’émir buyide
de Bagdad. Ils reconnaissent l’autorité spirituelle du calife abbasside
et restaurent le sunnisme. Ils créent les premières madrasas.
Leur pouvoir s’étend sur les territoires du califat.

1056-1147
Règne des Almoravides, dynastie d’origine berbère, sur
le Maghreb occidental (fondation de Marrakech), puis sur al-Andalus.

1070
Conquête de la Sicile par les Normands (arrivés en 1061).

1071
Écrasement des Byzantins par les Seljoukides à Manzikert.

1077-1307
Sultanat de Rûm, fondé en Anatolie par les Seljoukides
et composé d’un mélange de populations en majorité
chrétiennes. Les Seljoukides furent de grands bâtisseurs
et le sultanat connut une ère de prospérité culturelle
et économique. Contrôlé par les Mongols à partir
de 1240, le pouvoir des Seljoukides s’affaiblit et les institutions du
sultanat disparaissent peu à peu au profit d’un gouvernement militaire
mongol, tandis qu’une multitude d’émirats, en majorité turkmènes,
deviennent indépendants et grignotent du terrain.

1096
Arrivée des croisés au Proche-Orient. Fondation des États
latins de Jérusalem, Tripoli, Antioche, Édesse.

1130-1269
Règne des Almohades (tribu d’origine berbère) sur le
Maghreb et al-Andalus, où progressent les armées chrétiennes
de la Reconquista. À partir de 1205 le Maghreb est divisé
en gouvernorats tenus par les Hafsides en Ifrîqiya, les Abdalwadides
à Tlemcen et les Mérinides à Fès, tandis qu’al-Andalus
se morcelle de nouveau en petits royaumes après la défaite
des Almohades devant les troupes chrétiennes, en 1212, à
Las Navas de Tolosa.

1146
Prise d’Édesse par les Seljoukides. Lancement de la deuxième
croisade.

1171-1250
Règne des Ayyoubides en Égypte et en Syrie. Le fondateur
de la dynastie, Salâh al-Dîn ibn Ayyûb (Saladin),
est un général kurde de l’armée des Zenkides d’Alep,
Turcs sunnites qui ont entrepris la reconquête des états
latins après avoir réunifié la Syrie, en 1154. Saladin
renverse le califat fatimide, reconnaît l’autorité en titre
du calife abbasside de Bagdad et s’engage dans la guerre sainte (jihâd)
contre les croisés (prise de Jérusalem en 1187).
Après lui, son empire se morcelle vite en une multitude de petites
principautés du même clan.

1220
Invasion des Mongols, venant de Chine.
Les troupes de Gengis Khan († 1227) prennent la Transoxiane, Boukhara
et Samarcande, puis progressent en Iran.

1238-1492
À Grenade, règne des Nasrides, dernière
dynastie musulmane en al-Andalus.

1258
Prise de Bagdad par les Mongols. Les troupes de Hülägü
pillent et incendient la capitale abbasside. Disparition du califat.

1258-1335
Règne des Mongols ilkhanides sur l’Iran et les pays limitrophes.
Le fondateur de la dynastie, Hülägü, petit-fils de
Gengis Khan, établit sa capitale à Tabriz. Ses tentatives
de conquête de l’Égypte se heurtent aux Mamelouks, qui lui
reprennent la Syrie. Les luttes incessantes entre les deux peuples se
concluront par une paix signée en 1323. L’expansion mongole vers
l’ouest s’arrêtera avec la soumission des sultans seljoukides.
Convertis à l’islam en 1295, les Ilkhanides protègent les
lettres, les sciences et les arts musulmans, enrichis par l’apport des
nouvelles cultures.

1250-1517
Règne des Mamelouks en Égypte et en Syrie. Les "mamelouks"
étaient, à l’origine, des Turcs importés, dès
le IXe siècle, des steppes asiatiques, achetés
comme esclaves par les musulmans et formés en Égypte pour
servir dans l’armée. Plus tard, d’autres nationalités viennent
grossir leurs rangs (Kurdes, déserteurs mongols, Grecs).
1260-1277
Sultanat mamelouk de Baybars Ier, qui structure un État
islamique (sunnite) fort, centralisé, s’appuyant sur une hiérarchie
militaire d’émirs. Habile stratège, il intronise un calife
fantoche au Caire, il noue des alliances avec les Grecs (1272), qui ont
repris Constantinople, avec le khan de la Horde d’Or, rival de Hülägü,
et avec l’Occident (Sicile). L’Égypte devient la plaque tournante
du commerce entre Orient et Occident.

1290-1320
Installation en Anatolie de tribus turkmènes qui pratiquent la
razzia au nom de la foi islamique, et s’instaurent en principautés
d’où naîtra l’Empire ottoman.

1291
La chute de St-Jean d’Acre signe la disparition des États croisés.

1326
Prise de Bursa, par les Ottomans, dynastie crée par Osman,
un ghâzi turkmène d’une principauté du
nord-ouest de l’Anatolie, à la frontière de l’Empire byzantin
(Osmanli). C’est le début des conquêtes ottomanes en Europe.

1352
Signature d’un traité commercial entre les Génois et les
Ottomans.

1370-1506
Règne des Timourides.

1380-1405
Invasions de Timûr Lang (Tamerlan), à la tête
de troupes turco-mongoles. Après avoir renversé le pouvoir
mongol en Asie centrale, ce chef turkmène se fait proclamer roi
de Transoxiane et envahit l’Iran, l’Inde, l’Iraq, la Syrie, l’Anatolie
où il écrase les Ottomans à la bataille d’Ankara
(1402).
Après sa mort, la Syrie et l’Anatolie sont vite reprises par les
Mamelouks et les Ottomans.
Les Timourides conserveront la Transoxiane et l’Iran oriental jusqu’en
1506. Ils font de leurs capitales Samarcande, Boukhara et
Herat des foyers culturels influents où rayonnent les sciences
et les arts, en particulier ceux du livre, et toute une nouvelle littérature
en persan et en turc.

1389-1402
Règne du quatrième sultan ottoman, Bayezid Ier,
qui conquiert les Balkans et soumet les émirats turcs d’Anatolie.
Il est battu par Tamerlan, à Ankara, en 1402.

1453
Prise de Constantinople par les Ottomans. Le sultan Mehmed II en fait
la capitale de l’Empire ottoman, qui poursuit son extension.
Guerre entre le sultanat ottoman et le sultanat mamelouk.

1501-1732
Règne en Iran des Safavides, chiites d’origine turque.
Luttes incessantes avec les Ottomans, prenant la forme d’une guerre
de religion entre sunnites et chiites.

1517
Conquête de la Syrie et de l’Égypte par les Ottomans.
Fin des Mamelouks.

1520-1566
Règne de Soliman le Magnifique (Süleymân II Kanunî),
marquant l’apogée de la puissance ottomane. Son empire s’étend
en Occident jusqu’à Vienne, en Afrique du Nord jusqu’au Maroc,
en Égypte, sur l’ouest de l’Arabie, et vers l’Est, de la mer Noire
à l’océan Indien.
Au lendemain de sa mort, l’Empire commence à décliner.

1526-1858
Règne des empereurs moghols en Inde.

1552
Prise de Kazan, capitale des Tatars, par les Russes. Début de l’expansion
russe en Asie.

1571
Bataille de Lépante. La flotte ottomane est vaincue par l’Occident
chrétien.

1587-1629
Règne du shah Abbas Ier en Iran. Reconquêtes
de territoires sur les Ottomans. Ispahan devient capitale de la
Perse et foyer culturel. Épanouissement des arts. Âge
d’or des Safavides.

1683
Sévère défaite des Ottomans devant Vienne, marquant
le déclin de leur empire.

1729
Installation de la première imprimerie turque à Istanbul.

1736-1747
Règne brillant de Nadir Shah en Perse.

1768-1774
Guerre russo-turque, qui se termine par un traité humiliant pour
les Ottomans. Les Russes continuent à gagner des territoires.

1798
Débarquement des troupes de Bonaparte en Égypte, symbole
du début de la pénétration de la culture européenne,
qui va provoquer des transformations profondes au Moyen-Orient.

1804-1813 et 1827-1828
Guerres entre la Russie et la Perse qui perd des territoires.

1830
Conquête de l’Algérie par les Français.

1844
L’Empire ottoman réforme son système monétaire sur
le modèle européen.

1853-1855
Guerre de Crimée : pour la première fois la France
et la Grande-Bretagne apportent leur soutien à la Turquie contre
la Russie.

1861
Autonomie du Liban.

1869
Ouverture du canal de Suez.

1876
Proclamation d’une constitution ottomane, qui ne durera que quelques mois.

1881
Les Français occupent la Tunisie.

1882
Les Anglais occupent l’Égypte.

1896
Guerre entre la Grèce et l’Empire ottoman.

1906
Révolution constitutionnelle en Perse.

1908
Révolution des Jeunes-Turcs. Renversement du régime
despotique du sultan Abdülhamid. Proclamation de la constitution
suspendue depuis trente ans.

1914
L’Empire ottoman se range aux côtés de l’Allemagne.

1919
Mustafa Kemal (Atatürk) prend la tête d’un mouvement de résistance
contre l’occupation étrangère imposée par l’armistice
de 1918.

1921
Prise du pouvoir en Perse par Reza Khan, qui instaure une dictature
réformatrice. Il dépose le shah en 1925 et fonde la dynastie
Pahlavi.

1924
Atatürk abolit le sultanat et instaure une république.
Il engage un vaste programme de réformes, impose l’alphabet latin
et la laïcisation de l’État.
|