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La
première mention de manuscrits arabes figure dès 1544 dans
l’inventaire effectué lors du transfert de la Librairie royale
de Blois à Fontainebleau sur l’ordre de François Ier :
on compte alors 6 manuscrits arabes, dont 4 exemplaires du Coran,
parmi les 40 manuscrits orientaux. C’est avec le règne de
Louis XIV qu’on assiste à un accroissement exceptionnel du
fonds. On rachète pour la bibliothèque royale des bibliothèques
d’érudits. En 1668, Colbert organise un vaste échange qui
pourvoit la Bibliothèque du roi de 164 ouvrages provenant de la
collection du cardinal de Mazarin. C’est à Colbert également
qu’on doit l’organisation de missions au Moyen-Orient chargées
de collecter scientifiquement des manuscrits (livres scientifiques mais
aussi textes de doctrine chrétienne orientale destinés à
fournir des arguments dans les controverses religieuses). En 1732, la
Bibliothèque royale acquiert l’extraordinaire collection de 246
manuscrits réunis par Colbert. Quelques acquisitions sont encore
faites sous l’Ancien Régime.
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Du texte au manuscrit |
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Alors qu’aux siècles précédents
on recherchait essentiellement des textes, au XIXe siècle
les collectionneurs s’intéressent davantage à l’aspect matériel
et artistique des manuscrits. En 1833 le fonds arabe connaît l’accroissement
le plus massif de son histoire avec l’achat de 1515 manuscrits appartenant
à Jean-Louis Asselin de Cherville (1722-1822), agent consulaire
de France en Égypte. En 1860, la bibliothèque reçoit
une quarantaine de manuscrits des bibliothèques de l’Arsenal, Sainte-Geneviève,
Mazarine et de l’Université. En 1899, la collection de Charles
Schefer (1820-1898), fondateur de la bibliothèque de l’École
des langues orientales, est achetée ; elle enrichit la bibliothèque
de 406 manuscrits arabes parmi lesquels on trouve les plus précieux,
comme les Maqâmât d’al-Harîrî ou plusieurs
corans mamelouks de grand luxe. Enfin, tout au long du XXe
siècle, achats et dons accroissent le fonds, toujours vivant.
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