Giambattista Vico (1668-1744)

 
"Il est impossible à l'homme d'être à la fois poète et métaphysicien sublime : alors que la métaphysique s'élève aux idées universelles, la faculté poétique s'attache aux cas particuliers."
Portrait de Giambattista Vico
Pour l'historien et philosophe italien Giambattista Vico, l'histoire procède du questionnement plutôt que de l'observation. C'est une "science nouvelle" qui se déploie à travers trois âges (l'âge des brutes, l'âge des héros et celui des savants), selon un rythme propre à chaque nation, sans finalité obligée désignée à l'avance. Domaine de l'instable, l'histoire peut balbutier, "se recourber" sur elle-même, comme le montre l'exemple athénien. Chaque époque, chaque société, chaque culture, possède sa cohérence et doit être jugée à l'aune de ses propres critères.
La connaissance des cultures ne suit pas les mêmes chemins que celle de la nature : "Les hommes peuvent connaître le monde civil des nations parce qu'ils l'ont fait." Vico considère la poésie, celle d'Homère notamment, comme un mode de connaissance approprié aux sociétés anciennes.