Giambattista Vico
Principj di scienza nuova
Naples, Muziana, 1744 – In-8 o
BNF, Littérature et Art, Z. 31195
© Blbliothèque nationale de France
D’abord publiée en 1725, puis augmentée en 1730 et 1744, la "science nouvelle" de Vico (1668-1744) est l’histoire. Cette œuvre, peu connue au XVIIIe siècle (mais quand même de Montesquieu), s’oppose au rationalisme cartésien. Pour ce professeur de rhétorique napolitain, l’histoire, qui procède du questionnement plutôt que de l’observation, se déploie à travers trois âges (l’âge des brutes, l’âge des héros et celui des savants), selon un rythme propre à chaque nation, sans finalité obligée désignée à l’avance. Domaine de l’instable, l’histoire peut balbutier, "se recourber" sur elle-même, comme le montre l’exemple athénien. Chaque époque, chaque société, possède sa cohérence et doit être jugée à l’aune de ses propres critères. La connaissance des cultures ne suit pas les mêmes chemins que celle de la nature : "Les hommes peuvent connaître le monde civil des nations parce qu’ils l’ont fait." La poésie est un mode de connaissance approprié aux sociétés anciennes. On comprend dès lors, sur le frontispice de ce livre, la présence d’Homère, qui incarne la vision poétique de la société, Vico mettant en avant le rôle de l’imagination plutôt que la faculté de raisonnement dans le développement des sociétés.
 
 

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