Samuel Richardson
Paméla ou la Vertu récompensée
Amsterdam et Paris, 1784 - 2 vol. in-8°
BNF, Réserve des livres rares, Rés. Y2. 1815-1816, t. I, p. 28
© Blbliothèque nationale de France
Avec ce roman épistolaire publié anonymement en 1740, Samuel Richardson (1689-1761) invente la tragédie bourgeoise. L'histoire de la jeune servante, modèle de vertu, qui résiste aux avances de son maître et finit par l'épouser divisa les lecteurs en deux clans. Ce roman intense et pathétique, où les émotions sont exacerbées et les valeurs bouleversées (mariage exogame) fut dans le même temps loué en chaire et accusé d'immoralité. Parodiée dès 1741 par Henry Fielding (Shamela) et Eliza Haywood (L'Anti-Paméla), imitée, copiée, Paméla devint un thème sur lequel on écrivit des variations. On reproduisit même des scènes du roman sur des éventails et des porcelaines. Cet immense succès allait être suivi en 1748 de Clarissa - le nom de son immoral séducteur Lovelace restera pour dénigrer ce type de personnage - et de Sir Charles Grandison (1753). Quelques mois après la mort de Richardson, Diderot publiera un Éloge où il soulignera que ses romans donnent à voir l'humanité dans son essence en mettant en scène des gestes et des émotions que peuvent partager ses lecteurs.
 
 

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