À la bonne bouteille
Huile sur toile, vers 1770 (98 x 66 cm)
Paris, musée Carnavalet, inv. En. 4
© PMVP / cliché Degraces
Les enseignes restèrent longtemps, avant l’introduction des numéros, au début du XIXe siècle, le seul moyen d’identifier une maison et de préciser une adresse ; elles étaient donc très nombreuses. Certaines d’entre elles donnèrent ensuite leur nom à la rue où on les voyait et la toponymie parisienne garde encore le souvenir d’enseignes depuis longtemps disparues dans des rues comme celles du Pot-de-fer, du Croissant ou de l’Épée-de-bois. En 1761, le lieutenant de police Sartine rendit une ordonnance qui interdisait les enseignes saillantes, celles qui pendaient à de longues potences de fer et qui "dans les grands vents, menaçaient d’écraser les passants dans les rues" (Mercier, Tableau de Paris, chapitre LXVI), au profit des enseignes appliquées contre le mur des maisons. La pittoresque enseigne À la bonne bouteille, qui annonçait un débit de boisson, relève de ce nouveau règlement ; on ignore de quel endroit elle provient.
 
 

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