La Désolation des filles de joie
Eau-forte aquarellée, 1778 (25 x 34,5 cm)
BNF, Estampes, Rés. Qb-201 (111)-Fol. Coll. Hennin, no 9714, p. 56
© Blbliothèque nationale de France
La prostitution semble augmenter à Paris au XVIIIe siècle, conséquence de la croissance urbaine et de l’afflux d’une population pauvre. Une ordonnance de police du 6 novembre 1778 la réglemente à Paris et interdit le racolage. Y répondent des estampes : Le Vice forcé dans ses retranchements, Le Transport des filles de joie à l’hôpital, Les Vestales tondues… Tonte, emprisonnement, bannissement temporaire, envoi dans les colonies favorisant le peuplement, tel est le sort réservé aux filles, même si la répression est sans doute moins féroce qu’il ne semble. Louis-Sébastien Mercier évalue les prostituées à près de vingt mille à Paris avant la Révolution. Ne pouvant endiguer un phénomène engendré par la misère et encouragé par la clientèle huppée, certains avaient proposé de "l’humaniser", comme Rétif de La Bretonne avec Le Pornographe. Cette débauche entraîne un sentiment de curiosité, comme en témoigne le succès rencontré par le type littéraire de la prostituée.
 
 

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