Charles Boullay (graveur)
Le Marchand d’esclaves
Eau-forte, 1788 (44 x 52 cm)
BNF, Estampes, AA-3 BOULLAY (Charles)
© Blbliothèque nationale de France
La pratique de l’esclavage se retrouve sur plusieurs continents et frappe des populations d’origines diverses. Même les Européens peuvent en être les victimes. La course barbaresque subsiste toujours au XVIIIe siècle : les otages pris sur mer par les Ottomans ou les Barbaresques sont emmenés en captivité pour en tirer rançon lorsque les familles peuvent payer, sinon pour en faire des galériens ou les vendre comme esclaves. On lit dans les Observations sur la religion, les loix, le gouvernement et les mœurs des Turcs de James Porter (1769) : "La guerre fournit un grand nombre de femmes que l’on fait prisonnières. Les Turcs dans leurs excursions sont très ardens à s’en saisir." Voltaire évoque cela dans Candide, alimentant bien des fantasmes. Ici, le marchand d’esclaves, cagnotte en main, propose quatre jeunes belles Européennes bien dévêtues à trois Turcs.
 
 

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