La Nature représentée par une femme nourrissant à la fois un enfant blanc et un noir regarde avec compassion les Nègres esclaves maltraités
Eau-forte et burin, XVIII e siècle (18 x 10,5 cm)
BNF, Estampes, Of-4b (1)-Fol.
© Blbliothèque nationale de France
Si dans le monde colonial espagnol ou britannique les maîtres étaient libres de traiter leurs esclaves comme ils l’entendaient, le sort des esclaves des colonies françaises était régi par le Code noir depuis 1685. Cette législation, qui prévoyait la conversion des esclaves au catholicisme, leur offrait un minimum de protection face à l’arbitraire des maîtres, mais les maintenait hors de l’humanité en les considérant comme des biens meubles. Le XVIIIe siècle vit naître un courant de pensée hostile à l’esclavage et à la traite, qui s’amplifia après 1750 parallèlement aux descriptions du "bon sauvage", thème central de l’exotisme caractéristique du Siècle des lumières. Ces gravures servirent à illustrer l’Histoire philosophique et politique des établissements et du commerce des Européens dans les deux Indes de l’abbé Raynal, ouvrage qui condamnait radicalement l’esclavage et dont les trois éditions (1772, 1774, 1780) seront condamnées.
 
 

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