Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais
La Folle Journée ou le Mariage de Figaro
Manuscrit de copiste avec corrections autographes de l’auteur et becquets, 1781-1784
BNF, Manuscrits, français 12544
© Blbliothèque nationale de France
Un noble libéral, le comte Almaviva, renonce au droit de cuissage, et au parterre ses pairs l’applaudissent. Figaro, valet fait homme à défaut d’être gentilhomme, met son maître en échec. Chérubin, Suzanne et la comtesse composent un trio sensible et tendre comme les aime le siècle. Et "tout finit par des chansons". En raison des réticences royales et des six censures qu’avait dû subir la pièce, sa représentation à la Comédie-Française le 27 avril 1784, trois ans après la première lecture, fut un événement littéraire et politique. L’année suivante, l’édition précédée d’une préface annonçant la "peinture d’une foule d’abus qui désolent la société" valut à son auteur un mois d’emprisonnement. En 1786, la musique de Mozart et le livret de Da Ponte mêlèrent subtilement audace et mélancolie, impatience et regrets. Et depuis plus de deux siècles, Le Mariage de Figaro demeure la pièce qui donne à voir la fin de l’Ancien Régime et la naissance d’un monde nouveau. Le manuscrit présenté ici appartenait au souffleur Laporte. Précédé de deux brouillons d’une "introduction à la lecture", il a sans doute été utilisé par Beaumarchais pour des lectures privées entre 1781 et 1784.
 
 

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