Théodore Monod, « Colonisation et Civilisation »

  
En Afrique, il n’y a pas de M. X matricule Y ; on n’est pas un individu, on est, d’abord, membre de telle famille, fils de tel homme, sujet de tel chef. Le travail est collectif, les biens sont collectifs. L’individu s’intègre dans un système d’obligations qui lui impose des devoirs, mais, en revanche, lui donne des droits. Le collectivisme de village, de la tribu, forme un tout. L’homme reçoit, en contrepartie, la protection absolue qui lui permet de traverser la vie d’une façon à peu près équilibrée et régulière.