Système géocentrique dans l'Occident chrétien

Petrus Apianus, Cosmographicus liber, typis 3

1524
BnF, Réserve des Livres rares, Rés. V. 914, f. 6
© Bibliothèque nationale de France
Ce schéma illustre la conception géocentrique du monde héritée du Moyen âge chrétien. Au centre, la sphère terrestre est composée de quatre éléments superposés, identifiés depuis Empédocle (Ve siècle avant J.-C.) : les deux éléments fondamentaux « lourds », la terre et l'eau, puis l'air et le feu. Au-delà de ce monde « sublunaire », selon la terminologie d’Aristote, la sphère de la Lune et le monde « supralunaire » composés d’une matière éthérée qu'Aristote appelle la quintessence. Dans ces sphères successives évoluent la Lune, Mercure, Venus, le Soleil, Jupiter puis Saturne qui occupe le septième ciel. Au-delà, la sphère des étoiles fixes ou « firmament » (correspondant au globe céleste), sur laquelle sont disposées les étoiles et les constellations. Viennent ensuite, dans cette réinterprétation platonicienne, le ciel cristallin, le Primum Mobile (Premier Moteur), chargé de mettre en mouvement les cieux inférieurs, et enfin l'Empyrée, séjour de Dieu, des anges et des élus, organisés en une hiérarchie céleste imaginée par les philosophes chrétiens.