Le règne de Napoléon III (1852-1870) coïncide avec l’essor spectaculaire de la photographie.
 
 
Napoléon III voulait faire de son règne celui du progrès scientifique
et social, de l’industrie et des arts, de la grandeur retrouvée de la France sur l’échiquier des puissances européennes. La photographie, symbole d’avancée technique fixera l’image d’un règne moderne.
 
  Alors que l’art officiel du Second Empire oscille lourdement entre la pompe et le pastiche, rien de tel dans ces œuvres d’une fascinante intemporalité, d’une modernité désormais classique.
Les photographes favorisés par le régime comptent en effet parmi les plus grands. On retrouve les frères Bisson, Edouard Baldus,
Charles Nègre,
  Gustave Le Gray,
  Adolphe Braun,
Charles Aubry,
Désiré Charnay,
Léon Méhédin,
                                     027.jpg : image manquante
Hippolyte Collard,
Louis de Clercq et quelques autres.
Une certitude partagée unit dès cette date photographes et pouvoir : la foi dans la valeur de témoignage et la puissance de conviction propres à l’image photographique.

La confrontation de leurs œuvres avec les enjeux politiques qui en ont favorisé la naissance éclaire une part essentielle de leur signification.
 
La BnF, héritière des collections royales et impériales depuis Charles V, expose les albums qui composaient la collection de Napoléon III jusqu'au 16 mai 2004.


Bibliothèque nationale de France
site Richelieu
Galerie de photographie
58, rue de Richelieu, Paris IIe
Métro : Bourse, Palais Royal
Du mardi au samedi de 10h à 19h
Dimanche de 12h à 19h
Fermeture lundi et jours fériés
Entrée : 3 € Tarif réduit : 2 €