Portraits d'un règne
Dans les salons impériaux, comme dans ceux de l'aristocratie et bientôt de la bourgeoisie, la photographie s'est répandue sous la forme de recueils de portraits. L'usage privé n'est qu'un aspect d'une véritable politique du portrait : le régime de Napoléon III s'attache à produire et diffuser à une échelle considérable l'effigie de l'empereur. Les innombrables peintures et sculptures commandées dès 1853 sont ensuite copiées pour orner tous les lieux publics. La photographie, au croisement du commerce et de la propagande, atteint une dimension industrielle. Ces épreuves se vendent dans les rues les mieux fréquentées de Paris.