« Et voici venir à nous, sur une nacelle, un vieillard blanchi par l'âge, en s'écriant : "Malheur à vous, âmes perverses !" »
Chant III, versets 82-84
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Adolphe Pannemaker.
Planche hors texte imprimée dans L'Enfer de Dante Alighieri, avec les dessins de Gustave Doré. Traduction française de Pier-Angelo Fiorentino, accompagnée du texte italien.
Louis Hachette (Paris), 1861, p. 15.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6277
© Bibliothèque nationale de France
« Et voici venir à nous, sur une nacelle, un vieillard blanchi par l'âge, en s'écriant : "Malheur à vous, âmes perverses ! N'espérez jamais voir le ciel : je viens pour vous conduire à l'autre rive, dans les ténèbres éternelles, dans les feux, dans la glace. Et toi, que je vois ici, âme vivante, sépare-toi de ceux-ci qui sont morts."
Et comme il vit que je ne m'éloignais pas : "C'est par une autre voie, me dit-il, c'est par un autre port, et non pas ici, que tu viendras t'embarquer sur la grève. Il faut pour te porter un esquif plus léger. "
Et mon guide lui dit : "Caron, apaise ton courroux. C'est chose voulue là où l'on peut ce que l'on veut ; n'en demande pas davantage." A ces mots, devinrent immobiles les joues velues du nocher du marais livide, qui avait autour des yeux des roues de flammes. »
Chant III, versets 82-99
 
 

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