« L'ouragan infernal, qui ne s'arrête jamais, entraîne les esprits dans son tourbillon. »
Chant V, versets 31-32
Titre donné par la table des illustrations de l'ouvrage édité : Les Charnels
Dessin de Gustave Doré, graveur sur bois non identifié.
Planche hors texte imprimée dans L'Enfer de Dante Alighieri, avec les dessins de Gustave Doré. Traduction française de Pier-Angelo Fiorentino, accompagnée du texte italien.
Louis Hachette (Paris), 1861, p. 24.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6277
© Bibliothèque nationale de France
« Et voilà que des cris plaintifs commencent de se faire entendre, voilà que de grands sanglots frappent mon oreille. Je vins en un lieu muet de toute lumière, qui mugit comme la mer pendant la tempête, quand elle est battue par les vents contraires. L'ouragan infernal, qui ne s'arrête jamais entraîne les esprits dans son tourbillon, et les roule, et les frappe, et les meurtrit. Lorsqu'ils arrivent au bord du précipice, ce sont des cris, des sanglots et des plaintes ; là, ils blasphèment la vertu divine. J'appris que par ce tourment étaient punis les pécheurs charnels, qui mettent la raison au-dessous du désir ; et comme les étourneaux sont portés par leurs ailes, dans les temps froids, en troupe large et serrée, ainsi ce souffle emporte les mauvais esprits. Deça, delà, en haut, en bas, il les entraine ; nul espoir de repos, ni d'une moindre douleur, ne vient les consoler. Et comme les grues vont chantant leur lai, et fendent l'air en longues files, ainsi je vis venir, trainant leurs plaintes, des ombres emportées par l'ouragan. »
Chant V, versets 26-49
 
 

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