« Ce jour, nous ne lûmes pas plus avant. »
Chant V, verset 138
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Adolphe Gusmand.
Planche hors texte imprimée dans L'Enfer de Dante Alighieri, avec les dessins de Gustave Doré. Traduction française de Pier-Angelo Fiorentino, accompagnée du texte italien.
Louis Hachette (Paris), 1861, p. 25.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6277
© Bibliothèque nationale de France
« Et elle à moi : "Nulle douleur plus grande que de se souvenir des temps heureux dans la misère, et ton maitre le sait ; mais si tu as tant à cœur de connaitre la première origine de nos amours, je ferai comme celui qui parle et qui pleure. Nous lisions un jour, par plaisir, comment l'amour s'empara de Lancelot ; nous étions seuls et sans aucune défiance ; plusieurs fois cette lecture fit rencontrer nos yeux et nous fit changer de couleur, mais un seul endroit nous perdit. Quand nous lûmes comment le sourire adoré avait été baisé par un tel amant, celui-ci, qui ne sera jamais séparé de moi, me baisa la bouche tout tremblant. Le livre et celui qui l'écrivit furent pour nous un autre Galléhaut… Ce jour, nous ne lûmes pas plus avant."
Tandis qu'un des esprits parlait ainsi, l'autre pleurait si fort, que je défaillis de pitié comme si je mourrais, et je tombai comme tombe un corps mort. »
Chant V, versets 121-142
 
 

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