« Ce sont les hérésiarques avec tous ceux qui ont suivi leur secte. »
Chant IX, versets 127-128
Titre donné par la table des illustrations de l'ouvrage édité : Tombeaux ardents. Mécréants
Dessin de Gustave Doré, graveur sur bois non identifié.
Planche hors texte imprimée dans L'Enfer de Dante Alighieri, avec les dessins de Gustave Doré. Traduction française de Pier-Angelo Fiorentino, accompagnée du texte italien.
Louis Hachette (Paris), 1861, p. 47.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6277
© Bibliothèque nationale de France
« Comme près d'Arles, où le Rhône devient stagnant ; comme à Pola, près du Quarnaro, qui ferme l'Italie et baigne ses confins, les tombeaux rendent le terrain inégal, ainsi ils faisaient là de tous les côtés, mais d'une manière plus cruelle. Des flammes serpentaient entre une tombe et l'autre et les embrasaient tellement qu'aucun art ne soumet le fer à plus forte chaleur. Tous les couvercles étaient soulevés, et il en sortait des plaintes si amères, qu'on voyait bien que c'étaient des cris de malheureux et de torturés.
Et moi : "Maitre, quelles sont ces âmes qui, ensevelies dans ces tombes, font entendre leurs soupirs douloureux ?"
Et lui : "Ce sont les hérésiarques avec tous ceux qui ont suivi leur secte et les tombeaux sont beaucoup plus remplis que tu ne le penses ; ici le semblable est enseveli avec son semblable, et les sépulcres sont plus ou moins ardents." »
Chant IX, versets 112-131
 
 

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