« Le maître, qui me vit attentif, me dit : "Dans ces feux, il y a des âmes, et chaque âme se revêt du feu qui la brûle." »
Chant XXVI, versets 46-48
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Héliodore Pisan.
Planche hors texte imprimée dans L'Enfer de Dante Alighieri, avec les dessins de Gustave Doré. Traduction française de Pier-Angelo Fiorentino, accompagnée du texte italien.
Louis Hachette (Paris), 1861, p. 134.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6277
© Bibliothèque nationale de France
« Comme le villageois qui se repose sur la colline dans la saison où celui qui éclaire le monde nous cache moins sa figure, à l'heure où la mouche fait place au moucheron, voit par milliers des vers luisants par la vallée dans laquelle il vendange ou il laboure, d'autant de flammes étincelait la huitième fosse, comme je pus le voir dès que je fus là d'où l'on découvrait le fond. Tel que celui qui fut vengé par les ours vit le char d'Élie s'envoler, quand les chevaux cabrés s'élancèrent vers le ciel, au point qu'en les suivant des yeux il ne pouvait rien voir que la flamme montant comme un nuage ; ainsi des flammes se suivaient au fond du gouffre, et chacune d'elles, sans montrer son larcin, recélait un pécheur.
Je m'étais dressé sur le bord du pont pour regarder, et si je ne m'étais tenu à une roche, je serais tombé sans être poussé. Et le maître, qui me vit attentif, me dit : "Dans ces feux, il y a des âmes, et chaque âme se revêt du feu qui la brûle." »
Chant XXVI, versets 25-48
 
 

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