Lucifer
Chant XXXIV, verset 55
Dessin de Gustave Doré.
Bois non retenu, destiné à illustrer L'Enfer de Dante Alighieri, avec les dessins de Gustave Doré. Traduction française de Pier-Angelo Fiorentino, accompagnée du texte italien.
Louis Hachette (Paris), 1861 ; in-fol.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6277
© Bibliothèque nationale de France
« Lorsque nous fûmes assez avancés pour qu'il plût à mon maitre de me montrer la créature qui fut jadis si belle, il se retira de devant moi, et me fit arrêter en disant : "Voilà Dité, voilà le lieu où il faut t'armer de courage." Comment je restai alors transi, éperdu, ne le demande pas, ô lecteur ! je ne l'écris point, car tout langage serait impuissant. Je ne mourus pas, je ne restai pas vivant ; or juge par toi-même si tu as un peu d'intelligence, ce que je devins sans la mort, sans la vie !
L'empereur du royaume des douleurs sortait de la glace jusqu'au milieu de la poitrine, et je pourrais plutôt égaler la taille d'un géant, que les géants n'égaleraient un de ses bras : vois maintenant quel doit être le tout qui correspond à une telle partie. S'il fut aussi beau qu'il est hideux maintenant, et s'il osa lever le front contre son créateur, c'est bien de lui d'où doit procéder toute douleur. »
Chant XXXIV, versets 16-36
 
 

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