Le faux ermite chevauchant un démon surprend Angélique affligée
Chant VIII, ouverture
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Adolphe Gusmand.
Illustration imprimée dans Roland furieux, poème héroïque de L'Arioste, traduit par A.-J. du Pays et illustré de 618 dessins par Gustave Doré.
Hachette et Cie (Paris), 1879, p. 75.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6551
© Bibliothèque nationale de France
« Quand elle se vit seule dans ce désert, dont la vue suffirait à inspirer l'effroi, l'heure où Phébus, caché dans la mer, laissait l'air et la terre dans l'obscurité, elle resta sans mouvement, et, à son attitude, quiconque aurait vu sa figure, eut été incertain si c'était réellement un être doué de sensibilité, ou un rocher ayant l'aspect et la couleur d'une femme.
Stupide et raide au milieu d'un sable mobile, les cheveux épars et mêlés, les mains jointes et les lèvres immobiles, elle tenait ses yeux languissant élevés vers le ciel, comme accusant le suprême moteur d'avoir dirigé tous les destins vers la perte. Elle resta quelque temps immobile et comme abasourdie ; puis elle laissa sa bouche exhaler les plaintes et ses yeux verser des larmes. »
Chant VIII, stance 38-39
 
 

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