Roger, monté sur son hippogriffe, délivre Angélique enchaînée et livrée en pâture à un monstre marin
Chant X, ouverture
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Nicolas Barbant.
Illustration imprimée dans Roland furieux, poème héroïque de L'Arioste, traduit par A.-J. du Pays et illustré de 618 dessins par Gustave Doré.
Hachette et Cie (Paris), 1879, p. 104.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6551
© Bibliothèque nationale de France
« Angélique avait été attachée le matin même à l'endroit où devait venir, pour la dévorer toute vive, ce monstre marin d'une grandeur démesurée, cette orque, qui se nourrissait d'une si abominable manière. J'ai dit plus haut comment elle fut la proie des gens qui la trouvèrent sur le rivage, endormie à côté du vieil ermite qui l'avait attirée là par ses enchantements.
Ces êtres sauvages, inhospitaliers et barbares avaient exposé sur le rivage à la férocité du monstre la plus belle des femmes, aussi nue que la nature l'avait formée. Elle n'a même pas un voile pour couvrir les lis éblouissants et les roses vermeilles répandus sur son beau corps, fleurs que ne tuent ni les ardeurs de juillet ni les gelées de décembre. »
Chant X, stances 94-95
 
 

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