L'entrée du mausolée d'Isabelle, construit par Rodomont, roi d'Alger
Chant XXIX, stance 36 : « Il n'y avait pas au monde un passage aussi périlleux. »
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Paul Jonnard.
Planche hors texte imprimée dans Roland furieux, poème héroïque de L'Arioste, traduit par A.-J. du Pays et illustré de 618 dessins par Gustave Doré.
Hachette et Cie (Paris), 1879, p. 377.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6551
© Bibliothèque nationale de France
« En moins de dix jours fut achevée la construction du pont jeté sur la rivière ; mais on ne pût bâtir le mausolée aussi vite, ni élever la tour jusqu'au faîte ; elle fut cependant assez haute pour qu'on puisse placer habituellement au sommet une sentinelle chargée de sonner le cor chaque fois qu'un chevalier arrivait au pont afin d'avertir Rodomont.
Celui-ci s'armait et venait à sa rencontre tantôt sur un bord, tantôt sur un autre. Si le guerrier arrivait du côté de la tour, le roi d'Alger venait vers lui de la rive opposée. Le pont est le champ de bataille ; et si le destrier sortait un peu de la ligne droite, il tombait dans la rivière dont les eaux étaient hautes et profondes. Il n'y avait pas au monde un passage aussi périlleux. »
Chant XXIX, stances 35-36
 
 

> partager
 
 

 
 

 
> copier l'aperçu