Combat entre Renaud et Guidon le Sauvage
Chant XXXI, stance 22 : « L'assaut dura une heure, et plus de la moitié d'une autre heure ; Le soleil était déjà sous les ondes. »
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Héliodore Pisan.
Planche hors texte imprimée dans Roland furieux, poème héroïque de L'Arioste, traduit par A.-J. du Pays et illustré de 618 dessins par Gustave Doré.
Hachette et Cie (Paris), 1879, p. 395.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6551
© Bibliothèque nationale de France
« Alors commence un combat, le plus terrible qu'on ait jamais vu. Chacun d'eux ne croit pas que l'autre ne soit pas capable de lui résister trop longtemps. Mais, lorsqu'à l'épreuve ils se trouvent égaux, et qu'aucun d'eux n'a à se réjouir ni à s'alarmer, ils mettent de côté l'orgueil et la fureur, et ils emploient toute leur science pour en tirer avantage.
On entend retentir à l'entour, avec un bruit horrible, leurs coups rudes et impitoyables, enlevant des morceaux des forts boucliers, déclouant les plaques des cuirasses et fendant les mailles. Ici, il ne faut pas tant s'évertuer à bien frapper qu'à parer les coups, chacun voulant rester l'égal de l'autre. Car la première faute qui se commettra peut causer à son auteur un préjudice irréparable.
L'assaut dura une heure, et plus de la moitié d'une autre heure ; le soleil était déjà sous les ondes, l'ombre et les ténèbres s'étaient déjà répandus jusqu'aux limites de l'horizon, et il n'y avait encore eu ni repos ni halte dans les attaques furieuses de ces guerriers qui avaient pris les armes, non par colère ou ni par animosité, mais par désir de la gloire. »
Chant XXXI, stance 20-22
 
 

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