Le duc Astolphe parcourt l'Espagne sur son hippogriffe
Chant XXXIII, stance 96 : « Il revient vers le couchant, aux montagnes qui séparent la France de l'Espagne. »
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Paul Jonnard.
Planche hors texte imprimée dans Roland furieux, poème héroïque de L'Arioste, traduit par A.-J. du Pays et illustré de 618 dessins par Gustave Doré.
Hachette et Cie (Paris), 1879, p. 427.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6551
© Bibliothèque nationale de France
« Je veux suivre Astolphe, qui à l'aide d'une selle et d'un mors faisait aller comme un palefroi l'hippogriffe à travers les airs, avec tant de rapidité, que l'aigle et le faucon volent bien moins vite. Après avoir parcouru le pays des Gaulois d'une mer à l'autre et des Pyrénées au Rhin, il revient vers le couchant, aux montagnes qui séparent la France de l'Espagne.
Il passe dans la Navarre et de là dans l'Aragon. Tous ceux qui l'apercevaient restaient émerveillés. Il laisse au loin à gauche Tarragone, la Biscaye à droite, et il arrive en Castille. Il voit la Galice, le royaume de Lisbonne, puis il dirige sa couse vers Cordoue et Séville. Et près de la mer ou dans l'intérieur des terres, il ne laisse dans toute l'Espagne aucune ville sans la visiter. »
Chant XXXIII, stances 96-97
 
 

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