Le duc Astolphe au Paradis terrestre
Chant XXXIV, stance 53 : « Ô merveilleux ouvrage ! quel édifice parmi nous pourrait lui être comparé ! »
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Charles Laplante.
Planche hors texte imprimée dans Roland furieux, poème héroïque de L'Arioste, traduit par A.-J. du Pays et illustré de 618 dessins par Gustave Doré.
Hachette et Cie (Paris), 1879, p. 439.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6551
© Bibliothèque nationale de France
« Astolphe dirige son coursier vers le palais, qui a plus de trente milles de tour. Il le fait mouvoir doucement, à pas lents, et ça et là, il admire la beauté de ce pays, si suave, si radieux et si charmant, qu'auprès de lui il trouve laid et maussade, et maudit du ciel et de la nature, le monde fétide, infect que nous habitons.
Lorsqu'il est près de ce palais lumineux, il reste saisi d'étonnement ; les murs polis formés d'une seule pierre précieuse, sont plus étincelants et plus vermeils que l'escarboucle. Ô merveilleux ouvrage ! quel Dédale en fut l'architecte ? quel édifice parmi nous pourrait lui être comparé ? Devant un tel prodige, silence à qui vanterait les sept merveilles du monde ! »
Chant XXXIV, stances 52-53
 
 

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