Saint Jean et Astolphe arrivent sur la lune pour y récupérer le bon sens du paladin Roland
Chant XXXIV, stance 70 : « Ils entrent dans l'empire de la lune. »
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Charles Barbant.
Planche hors texte imprimée dans Roland furieux, poème héroïque de L'Arioste, traduit par A.-J. du Pays et illustré de 618 dessins par Gustave Doré.
Hachette et Cie (Paris), 1879, p. 443.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6551
© Bibliothèque nationale de France
« Le saint évangéliste attacha au joug quatre chevaux plus rouges que la flamme : puis, s'étant assis avec Astolphe, il prit les rennes et les dirigea vers le ciel. Le char s'éleva en roulant à travers les airs, et il arriva bientôt à la région du feu éternel. Le vieillard obtint, par un miracle, que pendant leur passage il ne fut pas ardent.
Ils traversèrent toute la sphère du feu, et de là ils entrent dans l'empire de la lune. Ce lieu leur parait être pour la plus grande partie comme un acier brillant et sans tache. Ils le trouvent égal, ou à peu près, à tout ce qui se rassemble dans notre globe, à tout ce globe lointain de la terre en y comprenant la mer qui l'enveloppe.
Ici Astolphe eut une double surprise : que ce pays, vu de près, fut si grand, tandis qu'il ressemble à un petit disque pour nous qui le regardons depuis notre planète ; puis qu'il fallût cligner les deux yeux, si de là il voulait distinguer la terre et la mer qui s'étend autour ; en ffet, comme elles manquent de lumière, leur image ne va pas bien loin. »
Chant XXXIV, stances 69-71
 
 

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