« Ils la nommoient Manduce. C'estoit une effigie monstrueuse, ridicule. »
Livre quatriesme [Le quart livre, suite du Pantagruel], chapitre LVII
Dessin de Gustave Doré.
Fumé d'une gravure sur bois, 12,8 x 18,2 cm.
Épreuve d'essai d'une planche hors texte destinée à illustrer les Œuvres de François Rabelais illustrées par Gustave Doré.
J. Bry aîné (Paris), 1854, p. 257.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (J, 2)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« Ainsi virent devers messer Gaster, suivants un gras, jeune, puissant ventru, lequel, sus un long baston bien doré, portoit une statue de bois mal taillée et lourdement paincte, telle que la descripvent Plaute, Juvenal et Pomp. Festus. A Lyon, au carneval, on l'appelle Masche-croute : ils la nommoient Manduce. C'estoit une effigie monstrueuse, ridicule, hideuse, et terrible aux petits enfants, ayant les œuils plus grands que le ventre, et la teste plus grosse que tout le reste du corps, avecques amples, larges et horrifiques maschoires bien endentelées, tant au dessus comme au dessoubs, lesquelles, avecques l'engin d'une petite chorde cachée dedans le bastion doré, l'on faisoit l'une contre l'autre terrifiquement cliqueter, comme à Metz l'on faict du dragon du sainct Clement. »
 
 

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