L’enfance de Pantagruel
« A chascun de ses repas, il humoit le laict de quatre mille six cent vaches. »
Livre II, chapitre VI
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Paul Jonnard.
Fumé d'une gravure sur bois, 24,8 x 19,9 cm.
Épreuve d'essai d'une planche hors texte destinée à illustrer les Œuvres de François Rabelais illustrées par Gustave Doré.
Garnier (Paris), 1873, tome 1, p. 190-191.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (J, 4) -FOL
© Bibliothèque nationale de France
« C'estoit chose difficile à croire comment il creut en corps & en force en peu de temps. Et n'estoit rien de Hercules, qui estant au berceau tua les deux serpens : car lesdicts serpens estoient bien petits & fragiles.
Mais Pantagruel, estant encores au berceau, fit cas bien espouventables. Je laisse icy à dire comment, à chascun de ses repas, il humoit le laict de quatre mille six cent vaches ; & comment pour luy faire un paeslon à cuire sa bouillie, furent occupés tous les paesliers de Saumur en Anjou, de Villedieu en Normandie, de Bramont en Lorraine : & luy brailloit on ladicte bouillie en un grand tymbre qui est encores de present à Bourges, près du palais : mais les dents luy estoient desja tant crues & fortifiées qu'il en rompit dudict tymbre un grand morceau, comme très bien apparoist. »
 
 

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