Les voleurs et l'âne
Livre premier, fable XIII
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Antoine-Valérie Bertrand.
Fumé d'une gravure sur bois, 23,5 x 19 cm.
Épreuve d'essai d'une planche hors texte destinée à illustrer les Fables de Jean de La Fontaine avec les dessins de Gustave Doré.
Louis Hachette (Paris), 1867. 2 vol. Tome 1, p. 32.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (I)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« Pour un âne enlevé deux voleurs se battaient :
L’un voulait le garder ; l’autre le voulait vendre.
Tandis que coups de poing trottaient,
Et que nos champions songeaient à se défendre,
Arrive un troisième larron
Qui saisit maître Aliboron.
L’âne, c’est quelquefois une pauvre province.
Les voleurs sont tel ou tel prince,
Comme le Transylvain, le Turc, et le Hongrois.
Au lieu de deux, j’en ai rencontré trois :
Il est assez de cette marchandise.
De nul d’eux n’est souvent la province conquise :
Un quart voleur survient, qui les accorde net
En se saisissant du baudet. »
 
 

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