La mort et le bûcheron
Livre premier, fable XVI
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Paul Jonnard.
Fumé d'une gravure sur bois, 24,2 x 19,2 cm.
Épreuve d'essai d'une planche hors texte destinée à illustrer les Fables de Jean de La Fontaine avec les dessins de Gustave Doré.
Louis Hachette (Paris), 1867. 2 vol. Tome 1, p. 40.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (I)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« Un pauvre bûcheron tout couvert de ramée,
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
Gémissant et courbé marchait à pas pesants,
Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
Enfin, n’en pouvant plus d’effort et de douleur,
Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
Quel plaisir a-t-il eu depuis qu’il est au monde ?
En est-il un plus pauvre en la machine ronde ?
Point de pain quelquefois, et jamais de repos :
Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
Le créancier, et la corvée
Lui font d’un malheureux la peinture achevée.
Il appelle la Mort, elle vient sans tarder,
Lui demande ce qu’il faut faire.
"C’est, dit-il, afin de m’aider
À recharger ce bois ; tu ne tarderas guère." »
 
 

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