Régates (le départ)
[Westminster stairs. Steamers leaving]
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Jean Gauchard.
Fumé d'une planche publiée dans London, a Pilgrimage, by Gustave Doré, and Blanchard Jerrold, édition originale anglaise, Grant (London), 1872, p. 49.
Adaptation française, Londres, texte de Louis Énault, Louis Hachette (Paris), 1876.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (H)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« S'il est dans l'année une seconde solennité qui puisse, au double point de vue de l'orgueil national et de l'entrain populaire, le disputer à la grande fête hippique d'Epsom – le Derby – ce sont les courses en bateau ̶  boat-races (en français nous dirions les régates)  ̶ qui voient la lutte, chaque année renaissante, des universités d'Oxford et de Cambridge. Ce jour-là aussi est pour Londres un véritable jour de fête. On s'en préoccupe longtemps à l'avance. ̶  On s'en souvient longtemps après. Les hommes mettent leurs plus beaux habits, et les femmes se livrent à de profondes méditations, à seule fin de savoir quelle toilette leur siéra le mieux. Les plus pauvres se donnent le luxe d'un peu de coquetterie : ils rajustent leurs haillons. Il n'est pas jusqu'au gamin dont le métier est de faire la roue sur les places publiques, et de vous poursuivre à outrance pour vous vendre une boite d'allumettes chimiques (matches), qui ne se décore pour la circonstance d'un bout de ruban bleu, ̶  bleu sombre ou bleu pâle  ̶ en l'honneur des concurrents des deux universités. Hommes et choses, ce jour-là, sont voués au bleu. N'est-ce pas le jour de la flotte bleue ? » (Énault, p. 207)
 
 

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