Gare d’un rail-way en ville
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois de Désiré Quesnel.
Planche hors texte publiée dans London, a Pilgrimage, by Gustave Doré, and Blanchard Jerrold, édition originale anglaise, Grant (London), 1872, p. 113.
Adaptation française, Londres, texte de Louis Énault, Louis Hachette (Paris), 1876.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf S-2767
© Bibliothèque nationale de France
« Mais tous ceux qui ont leurs intérêts dans la Cité ne l'habitent pas : loin de là ! Ils y viennent, ils y passent... et ils s'en retournent. Le flux du matin les apporte ; le reflux du soir les emmène. Le nombre des maisons d'habitation diminue de jour en jour dans la Cité, pour faire place aux boutiques, aux magasins, aux comptoirs, en un mot, à tout l'outillage du commerce. Divisées en ce que l'on nomme des offices, ces maisons sont louées à des négociants que l'on y voit arriver le matin, ou des faubourgs excentriques de Londres, ou des maisons de campagne des environs – Les facilités de circulation que donne à tous aujourd'hui l'établissement de la société des chemins de fer ont largement contribué à la diffusion de la population industrielle ou commerçante, dans le voisinage plus ou moins immédiat de la ville. Il en est parmi ces commerçants qui demeurent à quarante milles au moins de leur comptoir – ce qui ne les empêche pas de venir chaque matin avec l'exactitude d'un chronomètre que rien n'a jamais dérangé.
L'invasion de la Cité commence à 8 heures : à 10 elle est complète. Tous les modes de transport ont été mis à contribution : ceux-ci viennent à pied, quelques-uns à cheval ; ceux-là en cab, et d'autres en omnibus ; le rail-way dispute la pratique aux Waterman de la Tamise. » (Énault, p. 78)
 
 

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