Bishopsgate
[Bishopsgate street]
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'A. Sargent.
Planche hors texte publiée dans London, a Pilgrimage, by Gustave Doré, and Blanchard Jerrold, édition originale anglaise, Grant (London), 1872, p. 116.
Adaptation française, Londres, texte de Louis Énault, Louis Hachette (Paris), 1876.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf S-2767
© Bibliothèque nationale de France
« J'ai bientôt appris à connaître les Anglais. Je n'ai surpris chez tous qu'un seul sentiment – sentiment complexe, qu'ils expriment par le mot de loyalty, et qui, s'appliquant à leurs princes, veut dire une affection fidèle, mêlée d'enthousiasme et d'admiration. Il y eut un temps où la France, comme l'Angleterre, connut cette loyalty ; il y eut un temps où nos pères marchaient à la victoire ou à la mort, en criant : « Vive le roi ! »
A partir du moment où le cortège de Leurs Altesses Royales s'est engagé dans les districts populaires de Bishopsgate-Street, Church-Street et Bethnal-Green-Road, sa marche n'a plus été qu'une longue ovation, au milieu des applaudissements frénétiques et des hurrahs, qui ne cessaient un instant que pour reprendre aussitôt, avec une croissante énergie. Partout, aux fenêtres des plus pauvres, aux portes des plus misérables, on apercevait des emblèmes et des devises en l'honneur de la reine, du prince et de la princesse.
On ne s'était pas mis en frais – et pour cause ! – mais de simples fleurs en papier découpées à la main, et grossièrement coloriées, n'en disent pas moins tout ce que l'on vent leur faire dire ; elles le disent parfois bien naïvement, mais ce qui vient du cœur n'en va pas moins au cœur… toujours ! » (Énault, p. 368)
 
 

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