Débarquement du poisson à Billing’s-gate
[Billingsgate – Landing the fish]
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Ulysse Fournier.
Fumé d'une planche hors texte publiée dans London, a Pilgrimage, by Gustave Doré, and Blanchard Jerrold, édition originale anglaise, Grant (London), 1872, p. 152.
Adaptation française, Londres, texte de Louis Énault, Louis Hachette (Paris), 1876.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (H)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« Londres est certainement la ville d'Europe – peut-être même du monde – où l'on mange le plus de poisson, et le poisson le meilleur. J'aurais ajouté, il y a quelques années : et à meilleur marché. Mais si j'en disais autant aujourd'hui, j'exciterais peut-être quelques justes réclamations ; car je me suis aperçu, à mes derniers voyages, que les prix avaient presque doublé à Haymarket et dans le Strand.
La poissonnerie, ou, pour parler plus exactement, les poissonneries de Londres sont certainement une des curiosités de la grande ville.
Londres, pour satisfaire ses ardeurs ichthyophages, n'a pas seulement à son service les nombreux ports, petits et grands, aménagés dans les rivages des Trois-Royaumes. Il a aussi de nombreux cours d'eau, et les lacs d'Irlande, ceux d'Écosse, plus féconds encore, et, comme si tout cela ne lui suffisait pas, la Norvège, dont les côtes alimenteraient tout un monde, vient lui fournir un précieux supplément. Trois ou quatre fois par semaine, en effet, les arrivages de Bergen, de Christiansand, et des autres petits ports de l'Ouest, envoient à Londres un contingent des plus précieux.
C'est de là que viennent presque tous les homards, si recherchés dans les soupers des viveurs. Un peu moins gros que les nôtres, ils sont pont-être plus fins et plus délicats. » (Énault, p. 413 )
 
 

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