L’orgue de barbarie
[The organ in the court]
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Arthur Levasseur.
Planche hors texte publiée dans London, a Pilgrimage, by Gustave Doré, and Blanchard Jerrold, édition originale anglaise, Grant (London), 1872, p. 176.
Adaptation française, Londres, texte de Louis Énault, Louis Hachette (Paris), 1876.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf S-2767
© Bibliothèque nationale de France
« Londres a aussi sa musique populaire : la foule, les travailleurs, Monsieur tout le monde, comme disait cet impertinent de Luther, a ses concerts aussi bien que la gentry et la nobility.
Ces concerts-là, on ne les donne pas dans des salles reluisantes de marbre et d'or et resplendissantes de la lumière de huit mille becs de gaz, comme dans cette salle d'Albert-Hall, dont je parlais tout à l'heure. Ils ont lieu partout, sur la place publique, à la porte des débits de liqueurs fortes et à tous les coins de rues où les tolère l'indulgente police.
Il n'y a guère que des instrumentistes dans ces petites bandes, qui jouent avec plus de verve que de style, et que je soupçonne de se recruter souvent parmi les virtuoses très-ambulants des tribus bohémiennes qui, sous le nom de Gypsies, écument les environs de Londres, et exploitent jusqu'à ses faubourgs. » (Énault, p. 384)
 
 

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