« Il était fort grand matin et les rayons du soleil ne les gênaient pas encore. »
Tome I, chapitre VII
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Héliodore Pisan.
Planche hors texte publiée dans L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes Saavedra avec les dessins de Gustave Doré.
Traduction de Louis Viardot, Hachette (Paris), 1863. Tome I, p. 46.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6275
© Bibliothèque nationale de France
« Tout cela fait et accompli, et, ne prenant congé, ni Panza de sa femme et de ses enfants, ni don Quichotte de sa gouvernante et de sa nièce, un beau soir ils sortirent du pays sans être vus de personne, et ils cheminèrent si bien toute la nuit, qu'au point du jour ils se tinrent pour certains de n'être plus rattrapés, quand même on se mettrait à leurs trousses. Sancho Panza s'en allait sur son âne, comme un patriarche, avec son bissac, son outre, et, de plus, une grande envie de se voir déjà gouverneur de l'île que son maitre lui avait promise. Don Quichotte prit justement la même direction et le même chemin qu'à sa première sortie, c'est-à-dire à travers la plaine de Montiel, où il cheminait avec moins d'incommodité que la fois passée, car il était fort grand matin et les rayons du soleil ne les gênaient pas encore. »
 
 

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