« Alors il appela Don Quichotte, en criant au secours. »
Tome II, chapitre LX
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Héliodore Pisan.
Gravure sur bois, 24,9 x 19,9 cm
Fumé d'une planche hors texte publiée dans L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes Saavedra avec les dessins de Gustave Doré.
Traduction de Louis Viardot, Hachette (Paris), 1863. Tome II, p. 400.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6275
© Bibliothèque nationale de France
« Mais, comme il s'appuyait à un arbre, il sentit quelque chose lui toucher la tête : il leva les mains, et rencontra deux pieds d'homme chaussés de souliers. Tremblant de peur, il courut se réfugier contre un autre arbre, où la même chose lui arriva. Alors il appela don Quichotte, en criant au secours. Don Quichotte accourut, et lui demanda ce qui lui était arrivé, et ce qui lui faisait peur. Sancho répondit que tous ces arbres étaient pleins de pieds et de jambes d'hommes. Don Quichotte les toucha à tâtons, et comprit sur-le-champ ce que ce pouvait être.
"Il n'y a pas de quoi te faire peur, Sancho, lui dit-il : car ces jambes et ces pieds que tu touches et ne vois pas sont sans doute ceux de quelques voleurs et bandits qui sont pendus à ces arbres ; car c'est ici que la justice, quand elle les prend, a coutume de les pendre par vingt et par trente. Cela m'indique que je dois être près de Barcelone." »
 
 

> partager
 
 

> texte intégral sur Gallica
> l'image sur Gallica : page1, page2
 
 
 

 
> copier l'aperçu