« Don Quichotte attendit le jour à cheval. »
Tome II, chapitre LXI
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Héliodore Pisan.
Gravure sur bois, 25 x 20 cm
Fumé d'une planche hors texte publiée dans L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes Saavedra avec les dessins de Gustave Doré.
Traduction de Louis Viardot, Hachette (Paris), 1863. Tome II, p. 410.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6275
© Bibliothèque nationale de France
« Enfin, par des chemins détournés et des sentiers couverts, Roque, don Quichotte et Sancho partirent pour Barcelone avec six autres écuyers. Ils arrivèrent sur la plage la veille de la Saint-Jean, pendant la nuit ; et Roque, après avoir embrassé don Quichotte et Sancho, auquel il donna les dix écus promis, qu'il ne lui avait pas encore donnés, se sépara d'eux après avoir échangé mille compliments et mille offres de service. Roque parti, don Quichotte attendit le jour à cheval, comme il se trouvait, et ne tarda pas à découvrir sur les balcons de l'orient la face riante de la blanche Aurore, réjouissant par sa venue les plantes et les fleurs. Presque au même instant, l'oreille fut aussi réjouie par le son des fifres et des tambours, le bruit des grelots, et les cris des coureurs qui semblaient sortir de la ville. L'aurore fit place au soleil, dont le visage, plus large que celui d'une rondache, s'élevait peu à peu sur l'horizon. Don Quichotte et Sancho étendirent la vue de tous côtés ; ils aperçurent la mer, qu'ils n'avaient point encore vue. »
 
 

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