« Au nom du ciel, ami, laisses-en là cette affaire. »
Tome II, chapitre LXXI
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Héliodore Pisan.
Gravure sur bois, 24,7 x 19,5 cm
Fumé d'une planche hors texte publiée dans L'ingénieux hidalgo Don Quichotte de la Manche de Miguel de Cervantes Saavedra avec les dessins de Gustave Doré.
Traduction de Louis Viardot, Hachette (Paris), 1863. Tome II, p. 470.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6275
© Bibliothèque nationale de France
« Au nom du ciel, ami, laisses-en là cette affaire ; le remède me semble bien âpre, et il sera bon de donner du temps au temps. On n'a pas pris Zamora en une heure. Tu t'es appliqué déjà, si je n'ai pas mal compté, plus de mille coups de fouet ; c'est assez pour à présent : car l'âne, en parlant à la grosse manière, souffre la charge, mais non la surcharge.
– Non, non, seigneur, répondit Sancho ; on ne dira pas de moi : Gages payés, bras cassés. Que Votre Grâce s'éloigne encore un peu, et me laisse m'appliquer mille autres coups seulement. Avec deux assauts comme celui-là, l'affaire sera faite, et il nous restera des morceaux de la pièce.
– Puisque tu te trouves en si bonne disposition, reprit don Quichotte, que le ciel te bénisse ; donne-t'en à ton aise, je m'éloigne d'ici. »
 
 

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