« En disant ces mots il coupa, sans balancer, la gorge à ses sept filles. »
Le Petit Poucet
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Adolphe Pannemaker.
Fumé d'une gravure sur bois, 19,4 x 24,2 cm
Gravure publiée dans les Contes de Charles Perrault avec des dessins par Gustave Doré.
J. Hetzel (Paris), 1862, p. 10.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (J, 2)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« L'ogre s'étant éveillé sur le minuit eut regret d'avoir différé au lendemain ce qu'il pouvait exécuter la veille ; il se jeta donc brusquement hors du lit, & prenant son grand couteau : "Allons voir, dit-il, comment se portent nos petits drôles ; n'en faisons pas à deux fois". Il monta donc à tâtons à la chambre de ses filles et s'approcha du lit où étaient les petits garçons, qui dormaient tous, excepté le petit Poucet, qui eut bien peur lorsqu'il sentit la main de l'ogre qui lui tâtait la tête, comme il avait tâté celles de tous ses frères. L'ogre, qui sentit les couronnes d'or : "Vraiment, dit-il, j'allais faire là un bel ouvrage ; je vois bien que je bus trop hier au soir". Il alla ensuite au lit de ses filles, où ayant senti les petits bonnets des garçons :& Ah ! les voilà, dit-il, nos gaillards ! Travaillons hardiment." En disant ces mots, il coupa sans balancer la gorge à ses sept filles. Fort content de cette expédition, il alla se recoucher auprès de sa femme. »
 
 

> partager
 
 

> l'image sur Gallica : page1, page2
 
 
 

 
> copier l'aperçu