« Cette bonne femme n'avait point entendu parler des défenses que le roi avait faites de filer au fuseau. »
La Belle au bois dormant
Dessin de Gustave Doré.
Fumé d'une gravure sur bois, 24,5 x 19,6 cm
Gravure publiée dans les Contes de Charles Perrault avec des dessins par Gustave Doré.
J. Hetzel (Paris), 1862, p. 12.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (J, 2)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« Cette bonne femme n'avait point entendu parler des défenses que le Roi avait faites de filer au fuseau. "Que faites-vous là, ma bonne femme  ? dit la Princesse. – Je file, ma belle enfant, lui répondit la vieille qui ne la connaissait pas. – Ha ! que cela est joli, reprit la Princesse, comment faites-vous ? Donnez-moi que je voie si j'en ferais bien autant." Elle n'eut pas plus tôt pris le fuseau, que comme elle était fort vive, un peu étourdie, et que d'ailleurs l'Arrêt des Fées l'ordonnait ainsi, elle s'en perça la main, et tomba évanouie. La bonne vieille, bien embarrassée, crie au secours : on vient de tous côtés, on jette de l'eau au visage de la Princesse, on la délace, on lui frappe dans les mains, on lui frotte les tempes avec de l'eau de la Reine de Hongrie ; mais rien ne la faisait revenir. Alors le Roi, qui était monté au bruit, se souvint de la prédiction des fées, et jugeant bien qu'il fallait que cela arrivât, puisque les fées l'avaient dit, fit mettre la Princesse dans le plus bel appartement du Palais, sur un lit en broderie d'or et d'argent. On eût dit d'un Ange, tant elle était belle. »
 
 

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