La cascade du Valentin
Chapitre III : Les environs des Eaux-Bonnes
Dessin de Gustave Doré, gravure sur bois d'Auguste Trichon.
Fumé d'une gravure sur bois, 14 x 8,8 cm
Illustration publiée dans le Voyage aux eaux des Pyrénées d'Hippolyte-Adolphe Taine.
Louis Hachette (Paris), 1855, p. 36.
BnF, département des Estampes et de la Photographie, DC-298 (J, 8)-FOL
© Bibliothèque nationale de France
« Le cours du Valentin n'est qu'une longue chute à travers des rochers roulés. On le rencontre en suivant la promenade Eynard, et, pendant une demi-lieue, on l'entend gronder sous ses pieds. Au pont de Discoo, le sol lui manque : il tombe dans un demi-cirque, de gradins en gradins, en jets qui se croisent et qui heurtent leurs bouillons d'écume ; puis, sous une arcade de roches et de pierres, il tournoie dans do profonds bassins dont il a poli les contours, et où l'émeraude grisâtre de ses eaux reposées jette un doux reflet tranquille. Tout à coup il saute de trente pieds, en trois masses sombres, et roule en poussière d'argent dans un entonnoir de verdure. Une fine rosée rejaillit sur le gazon qu'elle vivifie, et ses perles roulantes étincellent en glissant le long des feuilles. Nos prairies du Nord ne donnent point l'idée d'un tel éclat ; il faut cette fraîcheur incessante et ce soleil de feu pour peindre cette robe végétale d'une si magnifique couleur. »
Voyage aux eaux des Pyrénées, p. 36
 
 

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