« Après avoir décrit un grand cercle, le gigantesque oiseau y descendit avec Roger »
Chant VI, stance 20
Dessin de Gustave Doré.
Planche hors texte imprimée dans Roland furieux, poème héroïque de L'Arioste, traduit par A.-J. du Pays et illustré de 618 dessins par Gustave Doré.
Hachette et Cie (Paris), 1879, p. 54.
BnF, Réserve des livres rares, Smith Lesouëf R-6551
© Bibliothèque nationale de France
« 19. Après que le coursier ailé eut parcouru un grand espace en ligne droite et sans jamais se détourner, à la fin, lassé du ciel, il commença, en faisant de larges cercles, à s'abaisser sur une île semblable à celle où la vierge Aréthuse, après le long martyre causé à son amant et après s'être longtemps dérobée à ses poursuites, passa en vain sous la mer par un chemin secret et étrange.
20. Par tout l'espace de l'air qu'il a traversé de ses ailes, il n'a rien vu de plus beau ni de plus agréable, et, eût-il cherché par tout l'univers, il ne rencontrerait pas un lieu plus charmant. Après avoir décrit un grand cercle, le gigantesque oiseau y descendit avec Roger. Des plaines cultivées, de douces collines, des eaux limpides, des rives ombragées, de frais gazons,
21. De charmants bosquets de lauriers odoriférants, de palmiers, de myrtes, de citronniers, d'orangers, chargés de fleurs et de fruits, entrelaçant leurs formes variées toutes charmantes, forment, par leurs ombres épaisses, un abri contre les brûlantes chaleurs de l'été. Entre leurs branches les rossignols voltigent sans crainte en chantant. »
Chant VI, stances 19 à 21
 
 

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