Prier avec le Livre
Rituel de Rosh Ha-shanah et Kippour,
suivi du Keter Malkhut de Salomon ibn Gabirol
[Catalogne], vers 1460-1470
Parchemin, 199 f., 9,7 x 14,5 cm
BNF, Manuscrits orientaux, hébreu 593, f. 101 v-102
"Que les paroles de la sanctification s'élèvent vers toi, car tu es notre Dieu, roi de la clémence et du pardon." (Premiers mots de la prière solennelle de Kippour)
Le corpus des prières juives est constitué d'une part importante de versets bibliques, de formules plus tardives et de compositions poétiques datant du Moyen Âge. La Bible en elle-même montre peu d'exemples de prières, à l'exception de la bénédiction sacerdotale et de la prière récitée lors de l'offrande des prémices et de la dîme ; depuis l'époque du deuxième Temple, les psaumes ont constitué des textes liturgiques ; les lévites les récitaient quotidiennement. Certains psaumes s'intitulent d'ailleurs "prière", tel le psaume IC, "Prière de Moïse, homme de Dieu". Après la destruction du Temple et l'arrêt des sacrifices, la récitation de passages de la Bible se substitua au sacrifice lui-même. Les prières demeurèrent longtemps orales, car on considérait qu'écrire les bénédictions était aussi sacrilège que de brûler la Torah. Un corpus se constitua progressivement autour de dix-huit bénédictions et de versets extraits du Deutéronome et des Nombres, débutant par les mots "Écoute Israël".
Dans ce rituel, contenant les prières du Nouvel An et de Kippour, ces mêmes textes sont enrichis de compositions poétiques dont certaines sont l'œuvre des plus grands poètes hébreux du Moyen Âge.
 
 
 
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