Évangéliaire :
Lectionnaire des Évangiles pour l'année mobile et l'année fixe
Constantinople, 1070. Provenance : monastère Spilaios, près de Joannina (Épire)
Parchemin, 329 f., 25 x 20 cm
BNF, Manuscrits, supplément grec 1096, f. 1 v-2
"Évangile selon Jean pour le saint et grand dimanche de Pâques" : somptueusement décoré, ce titre ouvre l'évangéliaire copié par Pierre, enseignant d'une école du quartier de Chalcopratie à Constantinople, en 1070. L'année liturgique byzantine est rythmée par les lectures successives des quatre Évangiles : du dimanche de Pâques à la Pentecôte, les extraits sont ainsi tirés de Jean, les autres périodes de l'année étant réservées successivement à Matthieu, Luc et Marc. La seconde partie de l'évangéliaire fournit les lectures pour les fêtes célébrées à date fixe en partant du 1er septembre, début de l'année dans le domaine byzantin. Utilisé quotidiennement durant l'office, l'évangéliaire présente le texte sacré sous une forme éclatée ; les portraits des évangélistes rappellent que toute l'organisation liturgique repose sur l'inspiration apostolique. Ici, les quatre évangélistes sont regroupés en tête du manuscrit et présentés de façon conventionnelle en train d'écrire ou de penser leur texte. Dans les quatre vers dodécasyllabes qui les entourent, le peintre s'est nommé : "Après s'être initié à leurs écrits, Constantin a peint rapidement les apôtres Luc, Jean, Matthieu et Marc afin qu'ils soient ses protecteurs."